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| Aulas, je te vomis ! (le 07/03/2007 à 20h22) |
Honteux les propos d'Aulas, une nouvelle fois, sur RMC !!!
J'ai failli casser le volant dans la bagnole tellement je fulminais !!!
Son analyse de la défaite de son équipe, à vrai dire, je m'en fiche à peu près autant que du cours d'OL action. Ses commentaires sur le derby, qui occultent la part de responsabilité de quelques excités Lyonnais dans les incidents et qui parlent de pression sur le terrain de la part de joueurs stéphanois que j'ai, pour ma part, trouvé bien apathiques, me passent au-dessus tant je bande depuis hier soir à la vue de la tronche d'Houiller à chaque arrêt de jeu. Sa mauvaise foi sur les vrais objectifs de l'OL, j'arrive même à la comprendre.
Mais oser affirmer, comme il l'a fait, que les Steph ont lancé des chants "racistes et xénophobes" lors du derby, c'est de la diffamation pure et simple ! J'ose espérer que de tels propos trouveront l'écho judiciaire qu'ils mériteraient.
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| Tout se perd... (le 06/03/2007 à 20h45) |
Comme j'ai peu de temps (vous l'avez sans doute remarqué), une toute petite news de rien du tout pour célébrer mon retour du weekend dernier à Geoffroy-Guichard.
Outre le fait que c'est chez moi, je me prends toujours la même claque monstrueuse au moment de pénétrer dans le kop. Ces sons familiers, cette odeur de clope, de sandwiches n'a pas d'égal en France. Le match a été ce qu'il a été, avec les incidents qu'on a vus et revus mais ne nous trompons pas (que ce soit dans la recherche du premier responsable ou dans le déni des incidens) et disons le tout de go : il s'est passé peanut ! Sans vouloir cautionner les jets de fumigènes qui restent super dangereux et particulièrement idiots, ces faits se passent à chaque derby à l'invitation de quelques Lyonnais, voire contre l'OM, le PSG ou Nice. Bref, retenons quand même qu'en dépit du match raté par les nôtres, en dépit des lacrymos, en dépit des points probablement perdus au délirant Championnat des Tribunes, le stade a chanté de la première à la dernière seconde, dommage que ça ne soit noté nulle part.
C'est tout pour ce soir, désolé de ne pas pondre un truc un peu plus long ou intéressant...
PS : Je suis allé voir le concert de Damien Rice à l'Aeronef de Lille hier soir. Je m'en suis toujours pas remis... Voir Lisa Hannigan et mourir.  |
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| Il faut sanctionner les tirages de maillots... (le 03/12/2006 à 12h09) |
Il faut sanctionner les tirages de maillots...
On va faire rapide, parce que le temps manque, en ce moment. En cause : plein de choses, au premier rang desquelles le boulot, bien sûr. J'écris tellement en ce moment que j'ai pas forcément le temps, ni même l'envie, de donner à manger au blog le soir ou le weekend. Alors, à la demande générale de k_tal, je fais un petit effort pour clamer à la face du monde... qu'il ne se passe pas grand chose.
Saison très terne pour ce qui me concerne. J'avais pourtant des espoirs assez sérieux au mois d'août, mais le test de Cooper n'est décidément pas mon ami, et ne le sera jamais. Résultat : très peu de matches et très peu d'anecdotes à raconter. A moins que...
Bah il reste toujours ce petit truc marrant, qui commence à dater mais qui fait délirer tout le monde quand j'en parle. Petit flashback de retour en arrière dans le temps. Le cadre : mon canapé. Les personnages principaux : moi et ma Leffe. L'action : un match de la Coupe du Monde, entrée des artistes.
Comme un seul homme, ma Leffe et moi bondissons du canapé. Kequessé que ce maillot d'arbitre ? Pas jaune, non, mais bien jaune fluo. Beurk ! Le genre de maillot pratique pour changer un pneu de nuit sur l'autoroute mais dont je pressens qu'il va nous faire prêter le flanc au chambrage. Ma Leffe approuve sans mot dire.
Parce qu'il faut bien dire que si ce genre de maillot bien visible a l'air de péter devant 30 ou 40000 spectateurs, quand la chambrée est moindre et bourrée, c'est moins sympa. Le pire, c'est que ce maillot est tellement "unique" (comprenez qu'aucune équipe depuis le Dortmund des 90's n'ose arborer de telles couleurs ; sauf le Barça, mais j'avoue humblement qu'on aura pendu Laporta pour ce crime avant que j'atteigne ce niveau) qu'on le met presque à chaque match, surtout si l'arbitre central est contrôlé et donc, doit être bien visible. Même Janot n'oserait pas, c'est bien le signe qu'on a atteint le niveau 0 du mauvais goût, voire probablement qu'on est tombé au fin fond des chiottes.
Une fois de plus, je digresse, je digresse, mais le schmilblick n'avance pas. Hop, projetons-nous dans l'acte 2 ! Le cadre : un stade quelconque du Nord, plus précisément la zone comprise entre le banc de touche, la ligne de touche et la main courante. Les personnages principaux : moi, en jaune, un spectateur lambda, probablement prénommé Roger ou Gérard, d'âge incertain et une Leffe (depuis la Coupe du Monde, cette garce m'avait quitté pour Roger (ou Gérard) ; je sais pas ce qu'elle lui trouve...) Les figurants : deux joueurs de couloir.
Moteur... Ça tourne... Action !!! Dès le coup d'envoi, Roger (ou Gérard) se place juste derrière mon petit drapeau et moi. Il est bien décidé à me faire payer mon aventure passée avec sa nouvelle dulcinée. Un peu con le gars, quand même ; il devrait savoir que s'il doit chambrer tous ceux qui se sont tapé la Leffe, il a intérêt à prendre le botin du Nord-Pas-de-Calais et d'insulter directement tout le monde par téléphone. Quelle salope, cette Leffe !
Bref, Roger (ou Gérard) est remonté comme un coucou et j'en entends des jaunes fluos et des pas mures : "Eh bé, z'êtes biots comme châ ! Font les mêmes pour hommes ?" "Si m'tchiot, y ramenot un maillot comme châ, ch'peux t'dire quy s'prendrot eune choumette din s'gueule..." (Note du réalisateur : penser aux sous-titres...) 45 minutes plus tard, la mi-temps sonne comme une délivrance. Je lance quand même un regard désespéré à Roger (ou Gérard), avec l'espoir qu'il lise dans mes yeux la tristesse du clown déguisé en agent de la DDE. Las, ch't'homme est à ce moment-là en plein tête à tête amoureux avec la Leffe, qui feint l'indifférence.
C'est vers l'heure de jeu que surgit le point de rupture, le sommet de suspense, le climax, comme on dit... Action banale près de la ligne de touche (j'ai précisé que c'était un match de foot ?) : deux joueurs à la lutte pour le ballon, juste à ma hauteur, taclent de concert en ma direction. Moi, pas con, je décide judicieusement d'éviter de me manger un double tacle. Un pas ou deux en arrière et hop, les sauvageons me ratent. Sauf que j'avais oublié Roger (ou Gérard) qui, ne cessant de baisouiller la Leffe, m'avait un peu lâché les basques, en tous cas, la chemise. Et il se trouve qu'à ce moment-là, je me trouve juste à la perpendiculaire de son bras gauche (le droit enlaçant la Leffe). Là, je suis John Woo, je passe la scène au ralenti, tant l'action est riche et intense. Encore souriant d'avoir préservé mes chevilles, je tends mon drapeau pour indiquer la touche. Au passage, il me semble que je me plante de sens, mais ça n'est pas bien grave, les joueurs gueulent tellement à chaque signalisation qu'on ne sait plus si on se trompe. Je tente de me rapprocher de la ligne de touche, mais je sens comme une gêne...
Oh, putain !!! me dis-je en mon for intérieur... On me tire le maillot ! Et, bien sûr, pas le moindre arbitre de Ligue 1 pour m'accorder le penalty alors que le ralenti (de John Woo) montre qu'il n'y a pas le moindre doute sur staxion. Et j'entends derrière moi, mon Roger (ou Gérard), goguenard, lancer à la cantonade : "In plus, ch'est même pô d'eul bonne qualité, ch'tissu..."
On n'a pas le même maillot, mais on a rien fait pour mériter ça...
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| PREVIEW : LENS-SAINTÉ (le 15/07/2006 à 00h33) |
LENS-SAINTÉ : AUTORISÉ AUX MINEURS
Petite preview : ce soir a lieu Lens - Saint-Étienne, à 20h30 à "Bollard", comme on dit là-bas. Certes, ça n'est qu'un match amical. Mais la fête sera belle. Et j'en serai.
Comment décrire cette ambiance ? Quand deux équipes d'enfants de mineurs se rencontrent, on sent un profond respect, une histoire commune. Pour connaître les deux stades, je peux affirmer, en toute subjectivité, que Geoffroy-Guichard est incomparable. Mais quand même... Le Lensois, c'est le cousin éloigné. Vous savez : celui qu'on ne voit qu'une fois par an au mieux, en fonction des aléas familiaux. Que ce soit un mariage, un baptême, un anniversaire ou un enterrement. Le cousin avec lequel on n'a pas besoin de se raconter des banalités et décrire heure par heure notre vie depuis la dernière rencontre. Non, le Lensois, c'est celui avec lequel on fait des conneries, pendant que les adultes picolent et s'empiffrent. Vous vous souvenez : votre première clope, votre première cuite, les pétards dans les toilettes, tout ça... Eh bien, transposé à des milliers de supporters, c'est un peu la même chose.
Coup de bol, c'est à une belle fête qu'on est invités : le centenaire du RCL. Vénérable institution que le Racing. Seul danger : le nombre de bistrots entre le centre-ville et le stade, alors qu'il y a dix minutes à pieds. Le souci, c'est que Lens, pour schématiser, c'est un peu le Mont-Saint-Michel du Nord-Pas-de-Calais, avec des bars bourrés de personnes accueillantes à la place des boutiques de souvenirs pleines de Japonais. Les réjouissances s'annoncent donc d'une subtilité que je risque de devoir modérer, tuture oblige. Tant pis, ce match me permet d'évoquer ma première visite en terre lensoise. C'était en août 2004 et c'était bien.
C'était avant mon installation. Seule ma fourmi vivait ici à ce moment-là. Je me trouve juste ce weekend-là dans la région. Mais, sans billet et vu le guichet fermé, mon escapade commence mal. Tant pis, j'y vais quand même. Après tout, ils reçoivent bien la télé là-bas, même si ça fait rire, rien qu'à y penser. Parking de la Grand'place. Un gonze se gare juste après moi. "Hey, Monsieur ! Vous savez dans quel bar je peux voir le match ce soir ?" "Tiens, un Stéphanois, répond-il en regardant ma plaque". Il pointe une brasserie cossue : "Ici, c'est pas mal et si tu m'y paies la tournée, je t'emmène. J'ai un abonnement en trop". Résultat : un souvenir impérissable et une gratitude éternelle pour ce monsieur dont j'ai malheureusement perdu les coordonnées. Le pire, c'est qu'on prend 3-0 et que je m'en suis branlé comme de mon premier bavoir. Et je me suis (presque) pas fait chambrer par mon ami de circonstance. Quand je vous dis qu'on n'est jamais déçu par le cousin-qu'on-voit-rarement-mais-qu'on-est-toujours-heureux-de-faire-des-conneries-avec...
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